C’est avec émotion que, ce matin, Madame, J’apprends ce grand malheur : vous nous avez quitté, Le printemps est en deuil, triste sera l’été, Nous avons grand chagrin, votre mort est un drame. Dans quelques jours déjà, vous serez sous la lame ; Si le corps...
A quoi, me fait penser cette image ? A Richard Anthony, évidemment, et son grand succès des années 1960 : « J’entends siffler le train ». Mais, il paraît que le « train sifflera trois fois ». Dès lors, ma mémoire fait surgir le célèbre western High Moon...
Elle s'alanguissait, rêveuse, sur sa couche, Sa tête reposait dans le creux de son bras, Une légère moue affleurait sur sa bouche, Un tulle la vêtait, simple, sans apparats. La bretelle a glissé de son épaule ronde, Me révélant le grain de sa peau de...
Fanny, l'heureux mortel qui près de toi respire Sait, à te voir parler et rougir et sourire, De quels hôtes divins le ciel est habité. La grâce, la candeur, la naïve innocence Ont, depuis ton enfance, De tout ce qui peut plaire enrichi ta beauté. André...
Nul ne sait pour quelle raison Jeanne regarde l'horizon, Elle est en habits du dimanche : Chapeau de paille et robe blanche. Elle reste jusqu'à la nuit Et, chaque soir, son esprit suit Le goéland quand il s'envole ; D'aucuns pensent que Jeanne est folle....
N.B. : cliquer sur les images pour les agrandir ________________________________ Tout le monde sait que la statue de la Liberté que l'on voit en arrivant à New York est un cadeau que le peuple français a fait aux États-Unis d'Amérique pour célébrer le...
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir) Référence est faite à la lettre à M. De Lamoignon par Nicolas Boileau (1636-1711) Épîtres (1669-1698), Les plaisirs de la campagne (extraits). « Oui, Lamoignon, je fuis les chagrins de la ville, Et contre eux la campagne...
Le soleil se couchait, il était déjà tard, Je terminais ma promenade habituelle, Sur la plage marchait l'un ou l'autre traînard, Un artiste achevait de peindre une aquarelle : Le portrait délicat d'une jolie oiselle. Ce spectacle charmant attira mon regard......
Je voudrais être là lorsque tu prends ton bain, M'asseoir auprès de toi, t'admirer en silence, Tu ne remarqueras même pas ma présence, Je serai sage et pur comme un vrai bernardin. J'aimerai quand ta jambe émerge de la mousse Dont les prudes îlots masquent...
Il glisse sur l'azur tel un grand bateau blancDont le souffle d'Éole aurait gonflé les voiles,J'imagine qu'il va, de son mouvement lent, S'abriter pour la nuit dans une anse d'étoiles. Alors, moi, je le suis, sans quitter mon jardin,Les yeux levés au...
"Petit" rosier Scarlet Climber de mon jardin Ô beau rosier du Paradis,Beau rosier aux milliers de roses,Qui dans les parfums resplendis,Et dans la lumière reposes ; Ô beau rosier du jardin clos,Beau rosier aux roses altières,Qui sur l'herbe étends les...
Un ballet d'hirondelles Au ciel fait mille tours, La Nature, avec elles, Annonce les beaux jours. Allongé sur la mousse Odorante des bois Baignés de lune rousse, é merveillé, je vois — Ô vision superbe — Une biche et son faon Venir brouter dans l'herbe...
On dirait qu'il hésite, ou peut-être qu'il danse, Il arrête son vol et puis sans avertir Doucement, vers le ciel, on le voit repartir, Il descend presque au sol... mais le vent le relance. Le voilà qui s'approche, il frôle le balcon, Nez collé sur la...
Mes printemps sont finis et je compte en automnes Le temps qui me sépare encor des froids hivers Où, même dans la nuit, les yeux sont grands ouverts Et l’oreille attentive aux heures monotones. Lorsque, telle une enfant qui veut vaincre sa peur, Tu recherches...
« Le meilleur moment de l'amour, c'est quand on monte l'escalier. » (Extrait d'une lettre que Sacha Guitry a écrite le 10 octobre 1913 à son ami Paul Roulier-Davenel) Une cour, un escalier Couvert de géranium-lierre, Un tout petit banc de pierre, Et tout...
Ce n’est pas un château, plutôt une chaumière, Une façade rose et des volets ocreux, Un petit nid tranquille au bord d’une rivière Dans un endroit désert où l’on peut vivre heureux. Au fond de la cuisine, un bon gros chien sommeille Devant l’âtre, couché,...
Le ciel saupoudrait sur Paris une pluie fine et froide, et comme lui, j'étais d'humeur maussade. J'attendais un métro qui n'arrivait pas lorsque j'entendis derrière moi : — Ciao professore ! Me retournant, je vis une jeune femme qui me souriait. Elle...
Allez vous-en, vieilles bacchantes, L’été finit, l’été se meurt, Demain, les chaleurs suffocantes Feront place aux frimas, sans heurt. Partez, fuyez loin de nos plages, Qu’à nouveau les sables soient nus ; Rajustez vite vos corsages Et cachez vos appas...
Je lisais mon journal, dans la salle d'attente, Espérant que mon train n'ait pas trop de retard, Quand un vieillard me dit, venu de nulle part, D'une voix mal à l'aise, et même chevrotante : « Le monde est bien malade et les hommes sont fous ! Mon fils,...
C'est le printemps qui frappe à notre porte, Illuminant les prés de ses splendeurs ; Dans la vallée où naissent les odeurs Du renouveau que le vent nous apporte, La nature a ravivé ses couleurs. Vite, attachons, en guirlandes, des fleurs Car la saison...
Oh oui ! Moi, je t'écoute ! Et malgré les railleurs, Je suis ton confident, l'ami des jours d'orage, Cela fait bien longtemps qu'avec toi, je partage Les bruits de tes sanglots, les nuits de tes malheurs. N'as-tu pas deviné les funestes douleurs Qui déchirent...
« Quel chapeau vais-je mettre avec cette toilette ? » S'interroge en son for, la jeune Midinette. Aujourd'hui, c'est dimanche et dans quelques instants, Jules l'emmènera sur le bord des étangs, Ils iront canoter, et lui tiendra les rames Car c'est un...
Je me souviens de cette nuit Que nous avons passée ensemble. Oh oui ! Bien sûr, le temps s'enfuit, C'était hier... Non ? Il me semble... C'était.... Voilà bien, bien longtemps ! Mais oublier ? C'est impensable ! Nous avions tous les deux seize ans, L'âge...
J'entends chanter la grive L'hiver se meurt, je crois ! Les matins sont moins froids, Leur morsure est moins vive... Oui ! Le printemps arrive. Au grenier, le loir sort De son profond sommeil, Chauffé par le soleil ; Voilà trois mois qu'il dort... Ah...
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne, S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal. Les bijoux (vers 20 & 21) Charles Baudelaire Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne, S'offraient à mes regards. La Belle était maligne Et...