• Soixante-quinze automnes (sonnet alterné)

     

     

    Mes printemps sont finis et je compte en automnes 
    Le temps qui me sépare encor des froids hivers 
    Où, même dans la nuit, les yeux sont grands ouverts 
    Et l’oreille attentive aux heures monotones. 

    Lorsque, telle une enfant qui veut vaincre sa peur, 
    Tu recherches mes bras, que tu t’y pelotonnes, 
    Mon verbe vivre, alors, se conjugue en couleur. 

    Qu’importent les saisons et qu’importent les rides, 
    Quand tes yeux dans mes yeux se glissent en douceur, 
    Que ta main dans la mienne instille sa chaleur, 
    Les soucis quotidiens nous laissent impavides. 

    Paix et sérénité règnent dans mon esprit, 
    Car depuis que je sais que c’est toi qui me guides, 
    Je vois sur mon chemin la neige qui fleurit.

     


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