• Pauvre Pierrot

     

    Poème inspiré par celui de Fabrice Néo : "Mets ta belle robe" 

     

     

    Au milieu d’une chambre, en son univers gris,

    Une femme est debout, ses bras sont amaigris,

    Elle regarde au loin par la fenêtre ouverte

    Le ciel trop bleu pour elle et la forêt trop verte.

     

    La vie, à cet enfant, ne fait pas de cadeau :

    Sur son dos elle porte un bien trop lourd fardeau

    Qui risque, avec le temps, de lui briser l’échine

    Et l’on voit dans ses yeux qu’un mal-être la mine,

     

    Son esprit ne sait plus ce que veut dire espoir,

    Chaque jour qui se lève est un autre devoir ;

    Elle est si jeune encore et se sent déjà vieille,

    Il faut pourtant si peu pour qu’un cœur se réveille.

     

    Et lui, pauvre Pierrot, voudrait pouvoir l’aider,

    La prendre par la main, l’apaiser, la guider,

    Donner à Colombine un goût simple de vivre,

    Tourner enfin la page, ouvrir un nouveau livre.

     

    Oui, mais que peut-il faire en un moment pareil 

    Pour chasser son chagrin ? Lui donner un conseil ?

    Il est devant sa feuille, impuissant et sans arme,

    Et sur le papier blanc, pour lors, coule une larme.

     

    Et sa plume se met brusquement à courir,

    Et voilà que les mots commencent à fleurir,

    S’entrelacent en vers, composent un poème

    Où chaque rime éclate en un vibrant « je t’aime ».

     


  • Commentaires

    1
    Vendredi 30 Mars à 23:39

    Alors là ! ... J'aime beaucoup cette idée de rebondir de poème en poème, de mes octosyllabes à tes alexandrins. Une image m'inspire un poème, mon poème t'inspire à son tour un poème... (ça peut être sans fin, cette histoire ! wink2)

    Je ne savais pas que j'étais observé. Sans doute te penchais-tu discrètement par-dessus mon épaule pour veiller à ce que je fasse bien s'alterner les rimes, que je ne "mange" aucun pied, que je ne sois pas trop maladroit avec Colombine... 

    Merci. Bon week-end de Pâques.

    Fabrice

      • Ed.
        Samedi 31 Mars à 16:41

        Oui, le "rebond" est une manière bien agréable de discuter entre nous.

        Lors de la lecture de ton poème, j'avais immédiatement réagi par un petit quatrain qui m'a semblé bien insuffisant pour exprimer les images qui me venaient en désordre. Il fallait que j'y mette bon ordre. Et voilà !

        Non, ne crois pas que je t'observe (ce qui sous-entendrais une surveillance). Bien sûr, l'oeil du technicien est toujours en éveil, mais je ne t'observe pas, non, je te lis et c'est souvent avec plaisir.

        Pourquoi "souvent", te dis-tu ?

        Tout simplement parce que je suis plus réceptif à certains sujets qu'à d'autres, comme tout le monde. Allez, je rectifie : "très souvent" ! (clin d'oeil amical)

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