• Nos quatre saisons

     

    Tes cheveux sont l’hiver qui recouvre de neige

    Les sillons qu’a creusés le passé sacrilège

    Et qu’appose à ton front, le temps, jour après jour,

    Comme on entaille un tronc des traits de notre amour.

     

    Tes mains sont la douceur,  la paix du vent d’automne,

    L’intarissable puits des caresses que donne

    Pour le réconforter, la mère à son enfant,

    Ou, pour le cajoler, la femme à son amant.

     

    Ton regard a gardé l’éclat de la lumière

    De ces matins d’été, lorsque, sur ta paupière,

    Je posais un baiser et que tu t’éveillais

    Pour m’offrir le velours des fruits que je cueillais.

     

    Ton sourire est toujours celui de ta jeunesse,

    De ton printemps, lorsqu'on se fit une promesse ;

    Ce serment, aujourd’hui, malgré quatre saisons,

    Les yeux au fond des yeux, nous nous le refaisons.

     


  • Commentaires

    1
    Mardi 27 Mars à 10:36

    Quelle déclaration ! Moi, ça me fait rêver, un amour qui traverse les quatre saisons de l'âge. 

    J'adore le dernier vers (pas que celui-ci, toutefois). La promesse est tenue, le printemps, certes, est passé, mais il dure pour qui sait le réinventer. Très beau.

    Bonne journée.

    Fabrice

      • Ed.
        Mercredi 28 Mars à 10:41

        Merci Fabrice,

        Bonne journée à toi aussi.

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