• Merci

     

    Quand les réalités sévères,

    Plus tard, apportant la douleur,

    L'une après l'autre de son cœur

    Arrachent les douces chimères,

    L'âme du poète attristé

    S'abat, pareille à la tempête,

    Et poursuit d'une aile inquiète

    Un avenir désenchanté.

     

    Charles Dovalle (1807-1829)

    Le poète méconnu [extrait du recueil : Poésies de feu]

     

     

    Toi, lecteur inconnu, qui ne m’a jamais lu,

    Tu n’as jamais non plus dis de moi pis que pendre

    Et j’ai donc, de ce fait, un hommage à te rendre

    Puisqu’ainsi ton avis ne m’a jamais déplu.

     

    Qu’est-ce donc, diras-tu, que cet hurluberlu

    Qui parle avec des gens qui ne peuvent l’entendre ?

    Il est vrai, j’en conviens, que cela peut surprendre

    Et qu’on dira de moi que je suis farfelu.

     

    Bien sûr, à mon discours, tu restes impavide,

    Mais je ne suis pas dupe : il est plus qu’évident

    Qu’en m’adressant à toi, je parle dans le vide.

     

    Pourtant, il faut ici que je te remercie :

    Grâce au désintérêt dont je bénéficie,

    Des auteurs ignorés, je serai président.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :