• Le Temps d'une Vie

     

     

     

    Le Temps coule, au début, comme coule un ruisseau,

    Il s'amuse, il musarde au gré de sa jeunesse,

    Il badaude, il se sent libre comme un oiseau

    Et le Temps prend son temps puisque rien ne le presse.

     

    Il gonfle, il s'amplifie et devient un torrent,

    Il se heurte aux rochers, il bouillonne, il écume,

    Il attaque le monde, il veut sortir du rang

    Mais, petit à petit, sa fureur se consume.

     

    Après avoir franchi des jours, des mois, des ans,

    Son flot tumultueux se montre plus docile,

    La rivière du Temps, sous des cieux apaisants,

    Sommeille dans le lit d'un long fleuve tranquille.

     

    Quand, plus tard, il verra le feu du dernier port

    Eclairer le chenal de la Mer de silence,

    Mer de l'éternité qui s'appelle la Mort,

    Le Temps retournera dans le néant immense.


  • Commentaires

    1
    Vendredi 17 Août à 19:20

    Un très joli poème, bravo.

    Bises et bon vendredi

      • Samedi 18 Août à 09:08

        Merci, très heureux que cela ta plaise.

        Bon week-end.

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