• En rêve...

     

     

     

    Hirondelle aux yeux noirs, hirondelle, je t’aime !

    Je ne sais quel écho par toi m’est apporté

    Des rivages lointains ; pour vivre, loi suprême,

    Il me faut, comme à toi, l’air et la liberté.

     

    Louise Michel - (Hirondelle, extrait)

     

    En rêve, j'ai suivi le vol d'une hirondelle,

    Elle rasait le sol ou grimpait en chandelle,

    Puis il en vint une autre, et puis une autre encor,

    Et bientôt on les vit former une escadrille

    Qui dansait un ballet : on eût dit un quadrille ;

    Les oiseaux se croisaient et repartaient en vrille,

    Descendaient en piqué, puis remontaient d'essor.

     

    J'avais l'impression qu'il me poussait des ailes,

    Je prenais mon élan, m'envolais avec elles,

    Je voulais, comme Icare, approcher du soleil,

    M'élever haut, très haut, au-dessus de la Terre,

    Atteindre le Zénith, dépasser l'exosphère.

    Non, je ne craignais point l'espace délétère

    Mais redoutais surtout le moment du réveil.


  • Commentaires

    1
    Mercredi 12 Septembre à 12:41
    Au réveil, tandis que l'hirondelle poursuivit sa chorégraphie volante, tu tombas, lourd comme une pierre... Ouf ! C'était le lit, tu ne pouvais tomber plus bas (sourire). Joli poème aérien, léger (malgré les alexandrins, quelle performance !), à la forme particulière... Comme j'ai des lacunes en la matière, peut-être m'en souffleras-tu le nom ? Fabrice
      • Ed
        Mercredi 12 Septembre à 20:48

        Bonsoir Fabrice.

        Rien de bien particulier à cette forme : de simples septains AABCCCB.

        Il est vrai que l'alexandrin ne se prête guère à écrire de la poésie légère, mais en me limitant à deux quatrains, j'ai essayé d'échapper à trop de lourdeur.

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