• De profundis

     

    Lorsque je serai mort, pleurerez-vous Madame ? 

    Ou, pour vous consoler, prendrez-vous un amant ? 

    Vous êtes jeune encore et, fort assurément, 

    Ne pouvez résister quand votre corps s'enflamme. 

     

    Vous allez m'oublier, je n'en fais pas un drame ; 

    Je ne demande pas de faire le serment 

    De porter le grand deuil à mon enterrement 

    Ou de prier pour moi qui serai sous la lame. 

     

    Pendant plus de vingt ans, je fus votre chéri, 

    Mais aussi bien souvent l'innocente victime 

    De votre fantaisie et j'en fus bien marri. 

     

    Cependant, à présent qu'arrive l'heure ultime 

    Je dois vous avouer — et perdre votre estime — 

    Que je vous ai trompée avec votre mari. 

     

     

    ---- 

    N.B. 

    Je précise que ce sonnet (irrégulier) n'est nullement autobiographique !


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