• Dans un moment de quiétude

     

     

    Je me souviens de cette nuit

    Que nous avons passée ensemble.

    Oh oui ! Bien sûr, le temps s'enfuit,

    C'était hier... Non ? Il me semble...

     

    C'était.... Voilà bien, bien longtemps !

    Mais oublier ? C'est impensable !

    Nous avions tous les deux seize ans,

    L'âge où l'on n'est pas raisonnable,

     

    L'âge où notre unique horizon

    Est fait de fugues, de folies,

    Qui nous font perdre la raison

    Quand les filles sont si jolies.

     

    Quand, au matin, tu m'as quitté,

    Je ne savais si notre histoire

    Était rêve ou la réalité,

    Je n'arrivais pas à y croire.

     

    Mais le destin était jaloux

    De nous, ô ma belle inconnue,

    Il m'a frappé de son courroux

    Et je ne t'ai plus jamais vue.

     

    Vois-tu, maintenant, je suis vieux

    Et je voyage en ma mémoire ;

    Aussi, quand je ferme les yeux

    Je vis dans un monde illusoire.

     

    Remontant des fonds abyssaux,

    J'entends ta voix, elle m'appelle...

    Mais ce ne sont que des oiseaux

    Qui chantent la saison nouvelle.

     


  • Commentaires

    1
    Mardi 19 Mars à 08:35

    Ah les premiers émois ! Qu'ils sont beaux, si forts et si tristes quand la page se tourne

    et que bien des années plus tard, l'on s'en souvient encore si bien........

    C'est joli ce poème qui le dit si bien.......

    Merci Edgard........Toujours autant de plaisir à te lire........♥♥

      • Ed
        Mercredi 20 Mars à 11:29

        Merci Ghislaine.

        Bises.

    2
    Mercredi 20 Mars à 15:38
    Renee

    Bravo jolie participation. Amitiés

      • Ed
        Jeudi 21 Mars à 10:49

        Merci Renée.

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